De Colo, Diaw et Batum incertains pour France-Espagne ?
Bien malin qui sera celui qui pourra prédire les noms qui seront sur la feuille de match de France-Espagne dimanche.
S’il avait des cheveux gris, Vincent Collet a surement du arracher les derniers. Car depuis qu’elle a démarré, la préparation des Bleus n’est plus qu’une longue succession de coups durs entre problème d’assurance et de pépin physique. Après la rencontre de vendredi face à la Biélorussie le sélectionneur a donc fait le point à commencer par le duo des Spurs ; Boris Diaw et Nando De Colo soumis au même problème (à noter que Nando De Colo a pu jouer puisqu’il n’a pas signé son contrat en même temps que Boris Diaw) dû à leur nouvelle situation contractuelle. Et c’est plutôt l flou artistique.
« On attend une possible libération de Boris qui me ferait très plaisir. J’espère aussi que Nando sera là. Je n’en suis pas sur. Boris était assuré par la FFBB quand il était
free-agent. Mais depuis deux jours il a signé aux Spurs. Quand la franchise signe le joueur elle doit l’assurer. C’est ce processus-là qui prend un peu de temps.(Patrick Beesley, directeur des équipes de France, prend alors la parole) : Son dossier est à l’étude par les assureurs. Le dossier médical, lui, est parti. Le dossier à l’étude, en fonction de ça, la proposition sera transmise à la NBA qui nous transmettra pour règlement et validation de la situation. A partir du moment où un joueur est sous contrat, il est assuré par la NBA en collaboration avec la Fédération. S’il n’est plus sous contrat c’est à la totalité de la Fédération. Là où il n’y a pas de bol c’est que cela tombe un week-end. Donc on espère dans la nuit avoir une réponse ».
Pour le moment, celle-ci n’est pas encore tombée. Quant à Nando De Colo, la signature de son contrat a été annoncée par les Spurs de manière officielle, ce qui par ricochet laisse planer
plus qu’un gros doute sur sa participation au choc de dimanche. Et pour cette rencontre, Nicolas Batum devra probablement lui aussi se contenter de l’échauffement et de donner de la voix sur le banc n’ayant toujours pas signé son nouveau contrat.
« Pour Nico, il ne peut y avoir d’issue pour l’instant. Ça c’était prévisible, il n’y avait que lui qui avait dit qu’il jouerait. Patrick Beeseley et moi-même savions malheureusement qu’il n’y avait pas de raison qu’il puisse jouer ».
Enfin, plus optimiste est le sélectionneur quant aux chances de voir Ronny Turiaf présent sur le parquet de Bercy.
« Ronny a pris un coup sévère hier (jeudi) qui m’avait obligé à le sortir. Ce matin (hier), il avait du mal à marcher. Dès qu’on le touchait il avait très mal. Mais si ça avait été le quart de finale d’une grande compétition il aurait joué. Mais là on a privilégié la récupération en vue du match de dimanche. Il faut absolument qu’il soit là. On aura besoin de combattants ».
Car au complet, le défi espagnol est déjà difficile alors sans plusieurs cadres, les Bleus seraient face à une mission quasi-impossible.