EDF U20 : la France bat l’Allemagne et remporte l’EuroEssonne
Il y a des vérités d’un jour qui ne sont pas celles du lendemain.
Après une défaite face à la Slovénie hier (68-66), les Bleus voulaient terminer leur tournoi sur une bonne note.
Comment allaient réagir les Bleus après leur première défaite ? Telle était la question. La réponse n’a pas tardé à venir, sous forme de correction pour des Allemands pourtant gargarisés de leur invincibilité. En deux minutes, les Bleus leur avaient déjà passés un 5-0 et montraient leur meilleur visage. Notamment en attaque où l’équipe alternait entre jeu près du cercle avec tour à tour Prénom et Gobert (13 pts à eux sur le match) et shoot extérieur avec un Evan Fournier en feu à 3 pts (4/5 sur la rencontre). Malgré un pressing haut des Allemands, les Français parvenaient à se créer de nombreuses positions de tir avec un taux de réussite plus que correct dans la première période (42%), ce qui n’est pas censé être la marque de fabrique de l’équipe. Car son jeu se caractérise plutôt par une bonne présence défensive aidée en cela par l’apport de ses intérieurs et d’un jeu athlétique lui permettant de prendre le dessus au niveau du rebond (13 rbds défensifs à 5 avant la pause).
Mais comme les Bleus ont une petite tendance à jouer au Dr Jekyll et Mr Hyde, la seconde période montrait son autre visage. Celui où, gagnée par la fatigue, l’équipe se relâche, commet plus de fautes et laisse son adversaire revenir grâce aux lancers-francs (19 tentatives allemande en seconde période pour 11 réussites). Si l’on y ajoute le marquage serré et usant exercé par les Allemands, on comprend mieux l’éclat du début de 4e quart-temps. Pour s’éviter un coup de pression, les Bleus ont du s’en remettre à des prises de risques à 3 pts de Fournier et Kahudi, les leaders techniques et capitaines de l’équipe.
Au final, cette petite frayeur aura permis de révéler le fait que cette équipe ne lâche rien et qu’il fallait toujours se méfier de l’eau qui dort jusqu’au coup de sifflet final (57-45). Présentée comme plus talentueuse que sa devancière championne d’Europe en titre, la nouvelle génération des U20 a tout ce qu’il faut pour l’imiter si elle arrive à roder davantage son collectif, améliore sa réussite au tir et arrive à tuer ses matchs.