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Isaia Cordinier et Timothé Luwawu-Cabarrot, la connexion made in Antibes des Bleus

De leur formation à Antibes à l’équipe de France, Isaia Cordinier et Timothé Luwawu-Cabarrot ne se sont jamais lâchés. A l’occasion du match de l’EDF à Bercy, on a évoqué avec eux leurs souvenirs du Sud.

Réunir Isaia Cordinier et Timothé Luwawu-Cabarrot pour une itw afin d’évoquer leur période antiboise, ce sont des fou rires garantis. Car les deux internationaux sont du genre chambreurs. Mais surtout, ils sont très fiers de pouvoir franchir de nouveaux paliers ensemble sous le maillot bleu.

Quand vous pensez à cette période au centre de formation d’Antibes et que vous vous voyez maintenant en équipe de France, qu’est-ce-que ça vous inspire ?
Timothé Luwawu-Cabarrot : Il doit me dire merci. Je l’avais poussé à l’entrainement tous les jours. Il ne serait pas si bon si je n’étais pas là (il se marre). En vrai de vrai, on se tirait tout le temps la bourre pendant cette période pour en être là où on en est aujourd’hui. C’est une grande fierté pour nous, aussi pour les gens qui ont fait partie de notre équipe à l’époque, nos coachs et nos familles. Ca doit faire bizarre pour nos familles de nous avoir vu ensemble en cadets, en minimes et aujourd’hui en équipe de France sous le même maillot. C’est une ambition dans laquelle on s’était projeté il y a quelques années, et ça arrive enfin.
Isaia Cordinier : A partir du moment où il y a quelqu’un qui a cru en nous, on a été poussé au quotidien. Après cette base-là, on s’est vu au plus haut. La vie fait qu’on a réussit tous les deux et à être là en même temps. Il faut profiter mais on a bossé pour.

Isaïa CORDINIER.

C’était un objectif dès le départ ou c’est venu progressivement ?
IC
: Je pense qu’on avait chacun l’objectif d’aller au plus haut qu’on pouvait. On profite de ça. Tim est en NBA, moi je vais jouer en Euroleague l’année prochaine. Après on ne s’est jamais dit que notre objectif c’était de jouer en équipe de France tous les deux, mais on l’avait individuellement et ça nous amène là aujourd’hui.

Pouvez-vous évoquer le rôle qu’a eu Christian Corderas dans votre formation ?
TLC
: Quand Isaia parlait de cette personne qui nous a fait confiance c’est lui. Quand il est arrivé à Antibes, il nous a mis sur le terrain et nous a donné les clefs de l’équipe. Il nous a formé, poussé. Il y a eu des engueulades, des moments plus compliqués que d’autres, où on a douté, où on n’a pas été pris en équipe de France et qu’on méritait peut être etc Si on arrive à être les joueurs que l’on est aujourd’hui, c’est en partie grâce à lui.
IC : Il a vu quelque chose en nous. Il nous a poussé chaque jour. Au début avec Tim on n’était pas très connus des équipes de France ou de l’Insep. C’est lui qui a poussé pour qu’on se fasse voir. Au final ça nous a donné un peu d’exposition et le fait qu’il nous donne cette confiance a contribué à nous lancer au début. Il a été dur avec nous mais parce qu’il ne voulait pas qu’on gâche ce potentiel.

Est ce que vous imaginiez, à l’époque, voir l’autre avoir cette trajectoire ?
IC
: A partir du moment où on a commencé à jouer, de la deuxième année cadet. J’étais 2e année et Tim 3e. On a vu qu’on avait quelque chose, on s’est vu bon et on s’est projeté loin individuellement. Je ne suis pas surpris de là où il en est aujourd’hui. Après c’est toujours une tête de cochon mais c’est aussi ça qui fait qu’il en est là. Il a un caractère et un mental que peu de personnes ont.
TLC : Pour moi sa carrière ne fait que commencer. Je le vois encore plus haut, gagner, faire pleins de trucs de fou. Il n’a pas encore atteint le stade après lequel il n’ira pas plus haut. Ca ne fait que commencer, et tout le monde va s’en rendre compte. Ca va être quelque chose de sympa. Ce qui sera aussi sympa c’est chaque année quand on va se retrouver en équipe de France et que l’on se rendra compte de nos progrès. Peut être qu’un jour on va jouer l’un contre l’autre pendant la saison ? Chaque année ça va être de mieux en mieux. Ca va continuer à monter car on a encore pleins de belles années devant nous.

Si vous pouviez piquer un move de l’autre, ce serait lequel ?
TL
C : son jus.
IC : Arrêtes gros, tu as du jus prends autre chose (il se marre). Moi je prendrais sa main gauche car lui ne drive que main droite et moi que main gauche.

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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