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ITW Williams Narace (Le Mans) : « J’ai toujours regardé de près ou de loin la culture streetwear»

Deuxième meilleur scoreur du MSB, Williams Narace est l’un des leaders de son équipe. L’ailier deux fois all-star, nous parle de sa belle saison avec Le Mans, et de son intérêt pour la mode.

Tu es le 3e meilleur marqueur français de la Betclic Elite (14,3 points) avec une sélection au All-Star Game. Que ressens-tu ?
Je l’apprends déjà que je suis le troisième meilleur marqueur français. Je ne connaissais pas trop mes stats, mais je sais que ça se passait plutôt bien puisqu’on gagne des matchs, après une période un peu plus difficile. C’est toujours une reconnaissance et gratifiant d’être appelé pour le All-Star Game. Ca a été une fierté d’en faire partie.

” Lorsque l’on joue une saison c’est pour gagner “

Tu es l’un des plus expérimentés de ton équipe à 25 ans. Ressens-tu le besoin de montrer l’exemple à tes coéquipiers ?
C’est vrai que cela paraît bizarre de dire qu’un joueur de 25 ans a déjà pas mal d’expérience (rires). On a une équipe plutôt jeune cette année. Ce sont des gars avec un état d’esprit irréprochable, avec lesquels on s’entend super bien. C’est ma troisième année avec Le Mans en Betclic Elite. J’ai pu avoir cette expérience aussi de jouer dans le championnat français depuis quelques années, en Pro B aussi. C’est un plus de pouvoir apporter cela à l’équipe, puisque j’ai eu à jouer avec des joueurs qui ont une très belle carrière comme Ovie (Soko), Antoine Eito ou Alain Koffi. On ne peut qu’apprendre en les côtoyant, et c’est mon devoir de le relayer cette année. 
Je ne suis pas forcément un leader vocal, mais plus dans l’attitude et sur le terrain. Je leur montre l’exemple en continuant de me battre. Dans les vestiaires, on a des gars comme Terry (Tarpey), qui lui est le leader de l’équipe, de par l’attitude et la parole. Il y a d’autres gars comme Kaza (Kajami-Keane) qui passent avant moi. Je ne suis pas celui qui va élever la voix, mais celui qui va appliquer les consignes du coach, se battre sur le terrain par la dureté et la combativité.

Crédit photo : Maléna Haynau

As-tu pour objectif de faire gagner un titre au Mans ?
Totalement, c’est toujours un Graal de gagner un titre avec son club. Lorsque l’on joue une saison, c’est pour gagner. Maintenant, on sait ce qu’il y a en face, les équipes contre lesquelles on joue, ce qui peut être compliqué. Mais je pense que c’est un championnat dans lequel tout le monde a sa carte à jouer, et où tout le monde peut battre tout le monde. Je pense que tout est jouable, j’ai une mentalité de combattant. Peu importe comment je peux apporter à mon équipe pour gagner, si c’est en défendant, en prenant des rebonds, je le ferai.

Quel est ton objectif ultime ?
J’ai envie de dire comme tous les basketteurs. Le rêve de tout basketteur serait d’aller le plus loin possible, donc en NBA. Il y a ce qui est possible, et la réalité. Il faut l’accomplir par le travail, mais il y a des choses qu’on peut contrôler et d’autres non malheureusement. Je pars du principe que tout est possible, donc oui. Mais il y a beaucoup de critères en jeu. Cela reste un objectif, mais je ne me focalise pas dessus. Si ça vient, ça vient et sinon, c’est comme ça. Je me donne les moyens pour arriver le plus loin possible.

Tu as un style singulier de par tes tatouages, piercings et ton style vestimentaire. La mode a-t-elle une place aussi importante que le basket dans ta vie ?
Je ne dirais pas qu’elle a une place tout aussi importante que le basket. Le basket, c’est toute ma vie, mais la culture streetwear et la mode en général, j’ai toujours eu plus ou moins le nez dedans. J’ai toujours regardé de loin ou de près. Je ne pourrais pas me considérer comme un fashionista (rires). J’aime être bien habillé, me sentir à l’aise dans mes baskets. J’aime avoir un beau jean, une belle veste. Mais je ne suis pas celui qui va se dire qu’il y a tel modèle qui est sortie, il faut que je regarde. Je ne m’y intéresse pas plus que cela.

As-tu l’habitude de te rendre à des événements lors des Fashion Week ?
Pas du tout ! J’ai été invité l’année dernière à une soirée, je crois pour Valentino, par le biais d’une amie. Je n’ai jamais vraiment eu l’occasion d’aller dans des fashion weeks, des événements de mode. Je ne sais pas si j’aimerais ou pas, je n’en ai juste pas vraiment eu l’occasion.

Crédit photo : Le Mans Sarthe Basket

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