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Vafessa Fofana : “je ne me lance pas dans n’importe quoi”

Dans la première partie de l’interview qu’il nous a accordée, Vafessa Fofana revient sur son adaptation au BCM et les raisons de son choix de rejoindre les Maritimes.

Comment s’est passé l’intégration au sein du BCM ?

Ça va. Au début c’était un peu délicat. Je découvrais et j’arrivais dans un groupe qui avait déjà commencé la préparation. Mais au fur et à mesure je me suis bien acclimaté.

JD Jackson est un coach assez porté sur la défense, ça a facilité les choses en arrivant ?

Avant que je signe, il m’a dit qu’il attendait vraiment que je sois un joueur-clef en défense. Je lui ai dit que ça c’était mon travail, que je savais faire. Le rôle qu’il attend de moi est clair. Quand je suis revenu (de l’Afrobasket), on avait refait une réunion sur le rôle qu’il attendait de moi. Ça me convient. Et en plus il fait en sorte que je puisse l’appliquer sur le terrain. C’est juste à moi de donner le meilleur de moi-même.

Dans Basket le mag, le coach faisait la comparaison entre ton profil et l’importance qu’avait un Charles Kahudi quand il l’avait comme joueur, comment tu le vois ?

C’est plutôt flatteur. Pour avoir vu ce qu’il a fait avec Charles, s’il peut m’amener à ce niveau-là, c’est du bénef pour lui comme pour moi. L’équipe va fortement progresser et moi aussi, ce serait donnant-donnant.

Quand tu choisis ton club, le discours du coach est fondamental ?

La clarté c’est super important. Je ne me lance pas dans n’importe quoi. Si tu as besoin de ça je te l’apporte, on le fait à 100% et tu me mets dans les conditions pour. Sinon ça ne sert à rien parce qu’on va se faire perdre notre temps réciproquement.

Le BCM a eu des résultats un peu décevants ces dernières saisons ; as-tu senti que le club voulait prendre sa revanche ?

Ils me le répètent souvent. Ils veulent une meilleure image, retrouver celle qu’ils avaient avant en 2012/13 avec les Akpomedah, Bokolo… Ils veulent vraiment retrouver cet élan-là. Ils ont construit l’équipe pour. Il n’y a plus qu’à se préparer pour.

C’est justement un challenge qui te plaisait d’aider le club à retrouver des couleurs ?

Bien sûr. Si on le fait, on retiendra l’équipe. Ça serait gratifiant en tant que joueur de se dire que j’ai pu aider ce club à avoir une meilleure image. Ça serait un kiff, plus personnel en tant qu’humain.

Les supporters ici sont toujours derrière leur équipe, c’est quelque chose qui compte pour toi ?

Quand j’étais à Nantes, il y avait du public, des gens qui nous soutenaient. Mais rapport à la capacité de la salle, de la ville surtout, c’était très peu. Je vais là où il y a un projet, peu importe s’il y a du public. Je suis plus dans ça. Le public c’est un point en plus. Si ça n’était que ça je demanderais à signer à Limoges etc Gravelines c’est très bien. Au niveau du public ils sont chauds.

Crédit photo : Maléna Haynau